On entend
ce mot partout. Il ne se passe pas un instant ou on ne vous parle pas de
la Crise La crise grecque, l’Europe
est en crise, la France est en Crise, C’est la Crise …. Mais,
au fait, c’est quoi, une crise ? Le mot «
Crise » est utilisé un peu partout
dans les journaux, à la télévision, à la radio. Vous avez sans doute déjà
compris, on utilise le mot
Crise quand ça va mal ! La crise qui nous frappe en
ce moment est une crise économique.
Et tous, nous subissons cette crise économique, surtout si vous écoutez la
radio ou la télévision. Notre avantage, c'est que nous n’y connaissons rien. Alors
que sur les plateaux de télévision défilent des cohortes d'experts économiques,
toujours très sûrs d’eux, qui vous disent toujours la même chose: alléger les
charges des entreprises, alléger les impôts, alléger les budgets des États,
alléger les salaires … Ce qui est grave c'est que ces "experts"
caracolent sur tous les médias pour nous expliquer la Crise et qu’au bout du
compte, le téléspectateur moyen n'y comprend rien, mais on ressort avec la
sensation
que tout va mal et que c'est
la fatalité, qu'il faut
"payer la
dette" dont on ne sait pas trop de quoi il retourne et, si la communication
est bien faite, nous nous sentirons même les premiers coupable !!!
Qu’on le déplore ou non, rappelons que notre société est d’abord une société
de consommation. Et pour qu’une société de consommation fonctionne, même si
cela semble être absurde pour certains, il est nécessaire que les ménages
consomment.
La
part des salaires qui constitue l’essentiel du revenu des ménages et de la
consommation, ne cesse de diminuer alors que les prix à la consommation, les
impôts, les taxes,l'immobiliers, les loyers, les charges, la CSG augmentent de
plus en plus. Contre vents et marées il faut maintenir la progression du
pouvoir d’achat, car la propension à consommer de ces ménages est importante,
elle seule est en mesure d’assurer une croissance durable. Les goulots d'étranglement se
multiplient partout. C’est un cercle sans fin car plus on nous enlève du pouvoir
d’achat moins nous consommons, donc moins de rentrée de TVA pour l’état et
ainsi de suite. Cette spirale infernale peut durer longtemps…..Je n'ai pas la
naïveté de croire que le capitalisme va s'effondrer demain matin, et tout seul.
Mais il m'apparaît que cette crise des structures économiques, sociales,
politiques et idéologiques ne pourra être résolue que par des changements
structurels profonds. La machine infernale est en train de s'enclencher.
Il est désormais possible que la France rentre dans le club peu enviable des
pays dont la dette publique est considérée comme toxique par les marchés
financiers. Pour la France, le point de non-retour n'est pas encore franchi, mais
les prémices sont là. Une fois le point de non-retour franchi, le gouvernement
ne pourra plus rien faire pour empêcher ce rouleau compresseur
d'avancer.
La solution à la crise réside dans
notre capacité à mettre l’économie au service de l’homme, et non l’inverse.
C’est-à-dire un système qui comporte un peu plus d’amour et un peu moins
d’indifférence.